cresson Centre de recherche sur l'espace sonore et l'environnement urbain

Introduction de la journée

6mn 30

Grégoire Chelkoff, Architecte, directeur du Cresson

 

Les Jardins Familiaux : outils d’aménagement urbain et social

1h 02

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Jérôme Clément, Urbaniste, Directeur de la Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs

Historiquement, les jardins familiaux, visaient avant tout des objectifs d'assistance économique. Plus d’un siècle après, alors que le nombre des jardins a fortement diminué, la demande reste forte, et depuis quelques années on découvre que ces espaces attribués à l'usage de la famille répondent à une multitude de besoins sociaux et culturels au-delà de leur fonction strictement alimentaire. Ainsi, les jardins familiaux dans leur fonctionnement classique jouent, de fait, un rôle d’insertion qui est maintenant reconnu par l’ensemble des acteurs de la politique de la ville.

D’un autre point de vue, les jardins familiaux apparaissent comme un des moyens de recréer, dans un environnement urbain dégradé, une vie de quartier, une convivialité. En concertation constante avec les futurs utilisateurs, la Fédération Nationale des Jardins Familiaux (FNJFC) et son bureau d’études, favorisent la mise en place de ces groupes de jardins dans différents contextes urbains.

 

 

Entre ambiances et écologie : le jardin comme écotone(s) / Compte-rendu de recherche à 3 voix

1h 21

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Grégoire Chelkoff, Architecte
Magali Paris, Paysagiste, chercheurs au laboratoire CRESSON et responsables de la recherche La nature au bord de la route (ITTECOP 2)
Marine Linglart, Ecologue, SCOP Urban-Eco Villejuif

Jardins familiaux et infrastructures de transport terrestre peuvent-ils cohabiter et contribuer à composer la ville résiliente de demain ? En croisant, tant d’un point de vue théorique que méthodologique, les disciplines de l’aménagement et de l’écologie, nous nous attachons depuis 2009 à répondre à cette question à la fois à l’échelle territoriale des trames vertes et bleues et à l’échelle locale du vécu habitant. Sur l’agglomération grenobloise (38), et plus particulièrement sur les communes d’Echirolles et de Saint-Martin-d’Hères, nos travaux montrent que ces jardins participent à dilater en épaisseur les continuités écologiques déjà présentes le long des infrastructures et créent des ambiances particulières permettant aux occupants comme aux visiteurs d’échapper momentanément aux nuisances sonores et visuelles de la route et de la voie ferrée.

 

Qualité des sols des jardins de bord de voies le cas francilien

49mn 28

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Philippe Branchu, Géochimiste, Ingénieur d’études et de recherches ERA N°35 de l’IFSTTAR - Responsable de l’Unité Qualité des eaux et des sols, CETE IDF

3 points seront abordés au cours de cette communication. Tout d’abord, une synthèse sera proposée sur les connaissances acquises ces dernières années sur la dispersion des polluants émis par les infrastructures de transport terrestre et particulièrement routières. Il s’agira ensuite de reprendre les questionnements soulevés ces dernières années sur la problématique de l’agriculture en milieu urbain. Et enfin, sera présenté le travail de constitution d’une base de données de jardins à l'échelle de l'Ile-de-France en vue d’analyses ETM (Eléments Traces Métalliques), travail réalisé dans le cadre du projet JAFAR.

 

Le mesnage dans les communautés-territoires rurbaines

44mn 14

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Claude Jacquier, Architecte et économiste, Président de l’ODTI (Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels)

La culture du jardin en zones rurbaines, notamment dans les délaissés des infrastructures routières et ferroviaires, est une pratique ancienne. Depuis quelques années, elle s’est affirmée dans les espaces les plus minéralisés de la ville, partout, là où un peu de terre végétale est disponible jusqu’aux zones en déprise urbaine. Ces pratiques ont mis en évidence d’autres perspectives qui peuvent rejoindre des préoccupations liées à la lutte contre la précarisation de leurs habitants (produits alimentaires), à des projets visant leur réinsertion sociale ainsi qu’aux problèmes grandissants que rencontrent les collectivités à entretenir ces espaces publics compte tenu de la réduction de leurs ressources. De ce croisement de préoccupations peuvent naître de nouvelles nécessités et de nouvelles manières de s’approprier collectivement l’espace de la ville (community-led local development) pour y aménager autrement des communautés–territoires (lieux, gens, institutions, atmosphère) sur le mode du «faire avec». Ce faire-avec s’appuie sur des pratiques combinant les potentialités des cinq sens et mêlant des activités relevant de ces cinq économies qui confèrent des places et des rôles singuliers aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui, «mesnagères» et «mesnagers» des temps modernes dont avaient si bien su nous entretenir Olivier de Serres (2001). Elles peuvent susciter l’émergence de nouveaux métiers et de nouvelles professionnalités hybrides, métis, parfois hérétiques qui sont le propre de celles et ceux que j’appelle les conspiratrices ou les conspirateurs des réformes.

 

Les collectifs de jardins urbains français dans le miroir du jardinage urbain à grande échelle de Russie

51mn 29

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Marcel Marloie, Economiste, INRA ESR MONA

Le modèle du jardinage urbain collectif à grande échelle de Russie sera d’abord présenté. Il existe aujourd’hui 20 à 25 millions de parcelles de 300 à 1500 m2 soit une parcelle pour cinq urbains ; parcelles avec maisonnette où il est possible de séjourner, avec parfois même sauna. Le caractère multifonctionnel de ces jardins (sécurité alimentaire, emplois, environnement, santé, lieu de villégiature, amortisseur des crises, moyen de lutte contre la pauvreté), leur population utilisatrice et leur institutionnalisation seront abordés dans un second temps. Enfin, l’exemple russe servira d’appuis pour caractériser la situation française et avancer des propositions de discussion.

 

 

La nature au bord de la route est une recherche financée par le MEDDE dans le cadre du programme de recherche ITTECOP 2 (Infrastructures de Transport Terrestre, Ecosystèmes et Paysages)

Co-organisation de la journée :
Magali Paris et Sylvie Laroche